La chanteuse américaine Lady Gaga sort lundi 11 novembre 2013 son troisième album Artpop. Après Born This Way, l’artiste se doit de montrer qu’elle est toujours à la hauteur. Paris tenu ?A vrai dire, on s’emmerde ferme avec son nouvel album. Tout commence avec Aura, l’aura qu’elle a visiblement perdu dans un pseudo morceau aux airs hispanisants rappelant par là Alejandro même si le style est différent. Ce premier morceau met de la distance directement, la musique n’aide pas entrer dans l’album, jusqu’au refrain mais qui nous relâche aussitôt sur le couplet. La musique tonitruante écarte, et laisse une impression d’échec. Venus brille de par l’impression de copier-coller de Sun Ra et Zombie Zombie. Une morceau intéressant mais qui n’est pas du à l’artiste. G.U.Y. trouve grâce à nos yeux. Il faut bien qu’il s’agit surtout de ce que rappelle le morceau des précédentes productions de la popstar.

Sur Sexxx Dreams Lady Gaga, version originale, est a minima présente sur le refrain. A ce moment là, on a plaisir à l’entendre, mais dès qu’elle retourne avec sa voix grave tellement caractéristique de Born This Way, l’appuie sur le bouton avance-rapide est inévitable vers le refrain suivant. Jewels N’Drugs est excellent si l’on attends un morceau de rap et hip-hop américain. Sinon, passez votre chemin. MANiCURE est un jeu de mot Man I Cure ou en français l’homme que je soigne. Si vous écoutez la chanson en live, elle est beaucoup plus vivante. Sur l’album la production étouffe sa spontanéité. En dehors de son côté frais en live et de son jeu de mot, la chanson est vite oubliée. Avec Do What U Want, un morceau un peu plus pop, elle propose à l’homme de faire ce qu’il veut avec son corps, mais qu’il n’aura ni son cÅ“ur, ni ses pensées. La chanson est très bien produite. L’ombre de Christina Aguilera est bien présente. Arrivé au milieu de l’album, Artpop trouve son intérêt dans la composition rappelant un jeu vidéo. Après la première partie dont la production est particulière lourde, on aborde un morceau intéressant mais pas totalement réussit. Avec Swine (Porcine), Germanotta désigne les hommes avec une petite voix : “Je sais, je sais que tu me veux. Mais tu es juste dégoutant, car il y a un porc en toi”. Il est regrettable que la techno et le dubstep est une telle importance dans cette chanson.

Donatella est à zapper, aucun intérêt en dehors d’entendre le prénom Donatella crié à plusieurs reprises et le mot “boulangerie”. La thématique de Fashion est inspiré de son premier album Fame. Bien que le morceau soit léger dans sa composition, la chanteuse utilise toujours cette voix grave qui n’est pas en accord avec l’ensemble. Marry Jane Holland est une hymne à la Marijuana. “Je pense que je pourrais être bien/Si je pouvais être Marie-Jeanne (Marijuana) ce soir/Je pense que nous aurions un agréable moment/Si tu voulais bien me rencontrer ce soir, moi et Marie-Jeanne Hollande”. La chanson rappelle l’un des “monstres” qu’est la drogue pour Lady Gaga. Il y a comme un malaise. Et si Lady Gaga levait son masque pour être vraiment Stefani ?

Avec Dope, il y a comme un air d’Hair. Lorsqu’elle interprète le refrain, il se passe quelque chose.

“My heart would break without you
Might not awake without you
Been hurting low, from living high for so long
I’m sorry, and I love you
Sing with me, “Bell Bottom Blue”
I’ll keep searching for an answer cause I need you more than dope
” – Lady Gaga

Gypsy est une réminiscence de nombreuses chansons. L’intérêt de sa présence sur le disque peut-être discutée, si ce n’est le fait qu’elle soit plus accessible que les premières de l’album. Puis pour clôturer, la chanteuse s’applaudit avec Applause. Un morceau qui est à nouveau dispensable.

Avec ce nouvel album, Lady Gaga ne semble pas se renouveller. Elle puise dans les recettes de son deuxième album qui restaient très limitées. Il sort un album dans lequel elle se regarde un peu le nombril et qui n’a concrètement de vraiment pop que son nom.

N.D.

Ecrit par Nicolas D.

Nicolas est un journaliste qui écrit sur la musique pop, le r’n’b et la variété française et internationale.