L’autoproclamé PDRG gratifie ses supporteur d’un morceaux inédit à paraître sur la compilation Certifié par la Street. Housni sur un terrain qu’il n’aurait jamais dû quitter : la musique.

Le crédo de Rohff à travers la sortie de sa future compilation, Certifié par la Street, est de mettre en lumière de jeunes rappeurs considéré comme prometteurs. Si les neufs talents présentés jusque ici, à travers une série de mini clips, affichaient des niveaux hétérogènes, pour ne pas dire exécrables pour certains, personne ne s’attendait à voir l’ancien membre de la Mafia K’1 Fry descendre lui-même dans l’arène. C’est pourtant ce qu’il a fait en publiant hier le dixième épisode de Certifié par la Street, qui le met en scène sur un remix du titre We Dem Boyz de Wiz Khalifa.


Rohff – Certifié Par La Street, série 10 – We Dem Boyz (remix) By Blastar

De l’art de transformer ses frasques en rimes caustiques : « Sorti de Fresnes / Dangereusement médiatique / Après la vidéo d’la pelle / Celle de la boutique ». D’entrée de jeu, le vitriot souffle sur des braises encore incandescentes. Celles qui lui ont valu d’être incarcéré début juin pour l’agression d’un vendeur de la boutique de vêtements Unkut située à Châtelet-les-Halles (Paris). Magasin dont le propriétaire est son rival Booba. Naturellement, ce dernier n’est pas épargné pour ce come-back musical. Mais cette fois-ci, l’attaque est subliminale : « Je joue à cache-cache avec mes fils / Quand les peureux m’évitent ».

Arrogance : « Je ne célèbre pas mes buts / Je suis né pour marquer », gimmick : « C’est hala / Hala / Mais où est Rohff ? », flow fluide, le tout enrobé d’un léger effet Auto-Tune : CPLS série 10 constitue à coup sûr un retour en grâce de l’artiste, après un album, PDRG, mi-figue-mi-raisin. Plus intéressant, le clip, clairement tourné vers la rue et qui surprend par sa simplicité (on y aperçoit même l’un des fils de l’artiste), à mille-lieux des vidéos « bling-bling » et des signes ostentatoires de richesse affiché par l’intéressé ces dernières années. Indéniablement K-Sos for life.

Ecrit par Louis Mbembe