Il y a dans la vie des moments oĂą l’on tombe par hasard sur un artiste ou un groupe. LĂ , c’est Bagarre. Leur deuxième EP « Musique de club » est une bonne mise en bouche.

Bagarre nous donne des coups dans cet EP, impose un style auquel il est impossible de rĂ©sister. C’est une musique qui mĂ©lange les styles avec subtilitĂ©, autant de genre musicaux que la pop, la new wave, le rap, l’Ă©lectro ou les musiques orientales. Le groupe qui porte haut la marque aux trois bandes Adidas dans ces clips donne Ă  rĂ©flĂ©chir. Des expĂ©rimentations, des tentatives qui mettent l’eau Ă  la bouche pour un format qui sera plus long – on l’espère – pour la prochaine fois.

#Bonsoir

« Bonsoir » est une chanson en forme egotrip sur le nom du groupe. Un façon pour le groupe de faire comprendre qui ils sont en rĂ©pĂ©tant tout le long « Bonsoir, nous sommes Bagarre » et qui est un clin d’Ĺ“il au nom de leur prĂ©cĂ©dent EP.

#Claque le

C’est l’unique fille du groupe qui est la principale interprète de ce titre. « Claque le » pourrait ĂŞtre une chanson du duo français Eli et Jacno version annĂ©es 2010. C’est Ă  dire avec un rythme accĂ©lĂ©rĂ©. Le texte est extrĂŞmement important. Le dĂ©bit est affolant… C’est un garçon qui aime les claques.

#Le gouffre

« Le gouffre » est un son tellement 2011, il fait penser Ă  Lescop. Cette pop glaciale que les Français savent si bien faire. On peut aussi citer JĂ©rĂ´me Echenoz. La limite, c’est le refrain. La bascule. C’est la que Bagarre marque sa diffĂ©rence en introduisant un beat Ă©lectro oriental.

#Macadam

Des nappes de synthĂ©, de la percussion, on pourrait presque penser Ă  une variante de « Girlhood » de Para One mais un peu plus rythmique sur le dĂ©but. Dès que le couplet commence, on s’en Ă©loigne. S’enchaĂ®ne alors des paroles au champs lexical de la voiture, de l’accident, de l’enterrement, du rapport sexuel. Le groupe raconte les dernières heures d’un homme qui après avoir Ă©tĂ© retrouvĂ© son « corps en cisaille autour des platanes » sera mis « au fond d’une boite portĂ©e par la foule ».

#Ris pas

« Ris Pas », c’est le verlan de la capitale. Clap, synthĂ©, percussions, tout fait d’un Paris qui oppresse (« Ris pas de Paris quand t’apparais Paris rigole. Hey rigole pas car … »), qui « avale », oĂą l’on s’« ennuie ».

Photo : Capture clip « Bonsoir »

Ecrit par Nicolas D.

Nicolas est un journaliste qui écrit sur la musique pop, le r'n'b et la variété française et internationale.