A 23 ans, Alex Lecuyer fait ses premiers pas dans la musique avec un premier EP « Chaque jour est une chance ». Il ne faut pas s’attendre à être surpris avec ce premier essai, on y retrouve un concentré de variété française. La production et la mise en musique sont assez scolaires. Si l’on a voulu vous parler de ce jeune chanteur nantais, c’est parce que l’on a aimé sa fraîcheur (tout comme sa bonne humeur en interview).

Concrètement pour Alex Lecuyer et son label Tatoo Music, cet EP est un moyen de se faire connaître et de commencer à se positionner pour les années à venir. Dans cet interview, on aborde tour à tour sa « chance », les castings comme « The Voice » ou « Nouvelle Star », sa vie d’animateur au Club Med ou la tournée FDJ.

Aritmuzik.fr. J’ai lu que tu as passé plusieurs casting comme « Nouvelle Star » ou « The Voice ». Tu as aussi participé à « N’oubliez pas les paroles ». Comment ce sont passé ces castings ?

Alex Lecuyer. J’ai commencé surtout par des petits concours de chants dans la région nantaise. J’ai essayé de passer par les gros castings télévisés. Mais sans suite, car le discours était toujours le même. C’était : « Tu ne corresponds pas au profil de l’émission » ou alors « Tu es trop « old school », trop variété ». Je le comprends. D’expériences et expériences, si ça marche tant mieux, si ça ne marche pas tant pis.

« Old school », tu comprends ce qu’ils ont voulu te dire ?

J’ai été bercé et j’ai grandi avec la chanson française. C’est peut-être par là qu’il entendait que j’étais vieille école. Je pense aux chanteurs avec vibrato. A l’époque, je ne me démarquais certainement pas assez par rapport à ce qu’ils attendaient.

Tu t’es démarqué avec le concours les « Voix de la chance ».

J’ai jamais pris de cours de chants. Alors je ne peux pas dire si j’ai tant évolué que çà. J’ai pris de la maturité par rapport à certaines choses, ça c’est certain. Quand j’ai participé aux « Voix de la chance », j’ai fait comme d’habitude. J’ai livré ma chanson sans penser à la suite. Ça a bien fonctionné, c’est assez fou. (rire)

C’est plaisant d’être reconnu pour ta qualité vocale comme dans le concours ?

On m’a dit tu as un grain de voix. Ça fait plaisir que ma voix plaise. Tu te dis que tu peux commencer à faire des choses. Je pense surtout à la chance et aux rencontres.

Tu n’as pas pris de cours de chants. Tu n’étais pas destiné à priori au chant. Tu t’es formé pour faire quoi ?

J’étais pas très école. J’ai fait un BEP sanitaire et sociale. Je voulais travailler avec les personnes âgées ou des enfants, dans le milieu hospitalier. Après mon BEP, j’ai changé de branche. J’ai fait animateur pour adultes et enfants au club Med et à Marmara. Ça a duré 4 ans et demi. Je me suis ensuite posé près de Nantes dans divers petits boulots. L’an dernier, je me suis dit qu’il fallait que je me consacre à la musique, voir comment ça se passe.

Tu as parlé de « chance ». Tu utilises souvent ce mot dans les interviews, dans le titre de ton EP « Chaque jour est un chance ». C’est un facteur important pour toi la chance ?

Ça résume assez bien le parcours que j’ai pu avoir depuis quelques temps. J’aime bien me dire que l’on ne sait pas de ce qu’est fait demain. Il peut se passer tout plein de truc.

Pourtant, il y a une part de travail.

Évidemment, mais je pense qu’il y a beaucoup de chance. Le fait que je gagne le concours l’an dernier, de pouvoir travailler avec mes producteurs. On a fait une maquette pour le générique du loto de la FDJ, ça a fonctionné. On a passé le casting pour le concert d’été de la FDJ, ça a fonctionné. A chaque fois que l’on passe un truc, ça a fonctionné.

Comment tu t’es mis au chant ?

Je pense que je l’ai découvert à l’école. J’avais une superbe professeur de musique. Tu sais, il y a les spectacles de fin d’année, la danse, le chant, le théâtre. A force de chanter dans ma chambre, la passion vient et s’amplifie. Je chantais du Brel, du Fiori, du Dion. Je m’amusais à chanter par dessus. J’ai su justement trouvé ma propre voix comme ça.

Maintenant, tu écoutes quoi ?

Un peu de tout. Mon gros coup de cœur du moment, c’est Christine and the Queens. J’écoute aussi du Sam Smith, du Bruno Mars, du Vianney (en + relire l’interview de Vianney). J’écoute toujours la chanson française comme du Piaf. J’aime bien écouter des styles différents.

Sur les premiers artistes que tu cites, leurs genres, c’est très pop et pop internationale.

C’est la musique actuelle. Dans ma voiture par exemple, je me mets de temps en temps un vieux CD de Brel ou de Piaf.

Qu’est-ce que tu veux faire passer comme message à travers ta musique ?

Il y a forcément des thèmes qui reviennent comme l’amour, les rencontres. J’ai envie de l’amener d’une façon différente. J’ai envie de raconter tout ce que j’ai pu vivre. Je suis quelqu’un comme tout le monde. Donc si je peux permettre aux gens de s’identifier avec ma musique, c’est un truc qui est à part.

pochette single vierge

Pour la pochette de l’EP, un côté rouge et un côté noir et blanc, comment a été fait le choix ?

La graphiste a fait le choix. Je fais confiance à mon équipe. Je sais que quoiqu’il fasse, ça fonctionnera. Ce qui est marrant, c’est que le rouge est ma couleur préférée. (rire)

Sur cet EP, tu es interprète.

La composition et l’écriture, ce n’est pas un domaine où je me sens à l’aise. J’interprète seulement. Je mets ma touche à l’enregistrement. C’est à ce moment que je m’approprie le morceau et que je peux mettre ma touche. Sinon ce sont Pierre Billon et Jean Mora qui sont les auteurs des chansons de l’EP. Après, l’écriture ça donne envie. Je me suis déjà posé plusieurs fois avec une feuille et un crayon. Je marquais les thèmes que je voulais aborder. Mais j’ai pas encore cette fibre. Je me freine peut-être.

Un clip est prévu ?

C’est prévu, il y a eu quelques teaser pour annoncer l’EP. On ne sait pas encore quand et comment on va le faire, mais c’est prévu.

L’été dernier, tu étais sur la tournée FDJ. C’est un truc qui te branche la scène ?

J’adore le contact avec le public. Chanter en live, rencontrer des gens, c’est le truc le plus cool de ce métier. J’avais pour la tournée FDJ, une logistique incroyable, une scène immense, un matos génial. C’était dingue. C’était mon premier gros contrat artistique. C’est passé très vite. Si tu me proposes demain de repartir, j’y vais. A la fin des concerts, on pouvait partager un moment avec le public. Il y avait des retours sur le spectacle, c’est encourageant.

Quelle image veux-tu transmettre de toi au travers de ta musique ?

Je pense pas vraiment à tout ça en fait. J’essaie d’être moi-même, d’être simple et de me faire plaisir. Quand je sais que le public a plaisir à écouter ma musique. Je trouve ça secondaire. Après je débute, c’est un peu nouveau pour penser à ça. Je profite du moment et de tout ce qu’il se passe.

L’album, c’est un support qui te plait ?

Carrément. A la base, un single c’est déjà fou d’y être arriver. Après, la l’EP, c’est dingue. La, il y a le souhait de faire un album. Je suis prêt. Quand je ferais le bilan de l’année passée, c’est une année incroyable.

Ecoutez l’EP « Chaque jour est une chance »

Propos recueillis par Nicolas Dumas // Photos Tatoo Music.

Ecrit par Nicolas D.

Nicolas est un journaliste qui écrit sur la musique pop, le r'n'b' et la variété française et internationale.