Tee-shirt blanc trop large et jean slim noir, Troye Sivan se prĂ©sente devant un public dĂ©jĂ  conquis Ă  La Cigale ce 26 avril. Ça crie dans tous les sens. Les drapeaux arc-en-ciel dans la fosse sont Ă  l’image du public LGBTQ de la salle. Les premières notes de « Bite » font trembler les murs. Troye apparaĂ®t dans un halo de lumière qui arrive du fond de la scène, il « renaĂ®t » comme un phĂ©nix. Il revient  plus tard au cours du le concert sur le titre de la chanson : « On m’a dit qu’en français « Bite » signifiĂ© pĂ©nis. Je suis un peu confus ».

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Dans la salle, ses parents sont prĂ©sents. Son père filme un partie du concert avec son smartphone fixĂ© sur une perche Ă  selfie. Ces parents sont acclamĂ©s comme des stars. La coach vocale de son enfance, il a commencĂ© Ă  chanter avec elle Ă  l’âge de 7 ans, en vacance en France, est venue le voir.

Shaun, le père de Troye Sivan, avec la coach vocale d'enfance de Troye Sivan. Photo N. Dumas

Shaun, le père de Troye Sivan, avec la coach vocale d’enfance de Troye Sivan. Photo Nicolas D.

S’enchaine « For Him. », « Fools » avec une variation reggae mise en valeur par un Ă©clairage aux couleurs du drapeau jamaĂŻcain. Avant « Heaven », le chanteur explique la dĂ©couverte de son homosexualitĂ© Ă  l’âge de 14 ans et toute les questions qu’il se posait. « J’Ă©tais terrifiĂ©, j’avais tellement de questions Ă  poser, je ne savais pas si un jour j’aurais un partenaire, une famille ou mĂŞme que je jouerais ce concert Ă  Paris. Cette chanson est sur ces questions ».

Vient « Suburbia » – son père fredonne quelques paroles. « Ce concert, c’est le paradis », lâche le chanteur sur scène avant d’interprĂ©ter « Cool ». Avec « Too good », les smartphones sont de sortie avec l’application lampe de poche. Troye Sivan profite de sa venue pour pratiquer son français et susurre quelques mots pour faire hurler la foule. Il en profite mĂŞme pour descendre au plus près de la fosse pour apprendre la phrase « Vous ĂŞtes le meilleur ». « Wild » met en valeur le dĂ©cor minimaliste des trois maisonnettes au contour Ă©clairĂ©s en bleu et une atmosphère rouge. Le chanteur n’hĂ©site pas non plus Ă  faire une reprise d’Amy Winehouse, « Love Is A Losing Game » extrait de son album « Back to Black » sorti en 2006 et produit par Mark Ronson.

« Happy Little Pills », son premier single, « Ease », « DKLA » amènent vers la chanson de fin « Talk Me Down ». Le chanteur passe en revue la quasi totalité de son répertoire et de son album « Blue Neighbourhood ». Un rappel, des cris, Troye Sivan revient sur scène pour deux chansons de plus avec « Lost boy » et le tant attendu « Youth » remixé sur la fin.

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Au final, il s’agit d’un concert plaisant, mĂŞme si l’on peut regretter que la musique prenne le pas sur la voix de Troye Sivan qui est assez peu audible de par les cris dans la salle.

#BonusTrack

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Le bonus track c’est la première partie de Troye Sivan, Astrid S. dont le public est enthousiaste dès son apparition sur scène. La chanteuse qui sort son premier EP « Astrid S. » le 20 mai prochain prĂ©sente d’ailleurs plusieurs chansons comme « Running Out ». Sa reprise d’« Hotline Bling » de Drake est Ă  souligner.

Propos recueillis et photos par Nicolas D.

Ecrit par Nicolas D.

Nicolas est un journaliste qui écrit sur la musique pop, le r'n'b et la variété française et internationale.