La chanson du jour c’est « All Time Low » de Jon Bellion. Ce New-Yorkais de 25 ans vient de sortir après quatre mixtapes, son premier album intitulé « The Human Condition ». Choriste pour « The Monster » d’Eminem feat. Rihanna, co-auteur de « Trumpets » de Jason Derulo, Jon Bellion n’est pas un débutant. « All Time Low » combine parfaitement cette pop avec le R&B. Si la chanson est sur un rythme enjoué, les paroles décrivent un prince charmant tant rêvé par les femmes mais qui n’existe pas… « J’étais le chevalier en armure étincelante de vos films/Mettriez-vous vos lèvres sur les miennes et aimeriez-vous l’arrière-goût/Maintenant, je suis un fantôme, je demande votre nom, je suis transparent/Vous êtes la raison pour laquelle je suis seul et je me masturbe » (« I was the knight in shining armour in your movie/Would put your lips on mine and love the aftertaste/Now I’m a ghost, I call your name, you look right through me/You’re the reason I’m alone and masturbate ») … et qui renvoi tous les fautes sur les femmes. C’est pas moi, c’est les autres. Avec « All Time Low », on a cette réminiscence de ce que peut faire Mike Posner. Signé chez Capitol Records (Universal Music), il est fort à parier que dans les semaines qui viennent Jon Bellion fasse ses débuts sur les radios français tant les titres de « The Human Condition » sont efficaces pour les ondes. On pourrait citer les envolées de « Maybe IDK », les piqués de « Woke The Fuck Up », le rythme et les chœurs de « Morning in America » — et qui rappelle Justin Bieber en autres — ou la guitare, la voix sur l’excellent « Guillotine » ft. Travis Mendes.

Rebondir. Jon Bellion avait une certaine précision pour la sortie de son premier album. Il explique dans les colonnes de Forbes : « Nous avons fait trois albums gratuits qui sont tous d’originaux, aucun échantillonnages dessus. J’ai fait environ 95% de la production. Le mastering, le mixage, l’écriture, la production, tout. À ce stade, il est naturel pour faire progression ma carrière d’aller dans ce territoire (de la musique payante, NDLR). Mais il y avait une pression pour assurer que si les précédents albums étaient gratuits, puis celui-ci payant, il devait être un très bon album. Il m’a fallu environ deux ans pour trouver tous les musiciens et la cinquantaine de producteurs qui sont venus dans cet album. Ce n’est pas seulement moi cette fois-ci, j’avais vraiment envie de rebondi sur les idées de personnes et d’essayer d »intensifier (ma musique du) mieux que je pouvais. »

Photo : Compte Facebook de Jon Bellion.

Ecrit par Nicolas D.

Nicolas est un journaliste qui écrit sur la musique pop, le r'n'b' et la variété française et internationale.