Photos Julien Lienard

Vianney a sorti, il y a un peu plus d’un mois son deuxième album sobrement intitulé « Vianney ». Un titre qui donne l’impression d’un deuxième album plus personnel, plus introspectif et aussi un peu plus mature, c’est souvent le cas. Ce nouvel album fait suite à « Idées blanches », album pour lequel Vianney avait répondu à nos questions.

L’opus démarre avec la balade romantique « Sans le dire ». Le chanteur conte une histoire d’amour sur laquelle il ne veut pas mettre de mots, des mots pour dire ce qu’elle est vraiment. « Sans le dire, je fais au mieux pour que tu le comprennes… » je t’aime. L’auteur-compositeur et interprète affiche clairement une continuité dans ce qui est la thématique, l’amour. Au trois quart de la chanson, Vianney fait sortir les cuivres pour montrer son ambivalence de sentiment… ça gronde à l’intérieur.

« Je m’en vais » est le single principal de cet album. Comme une rengaine sur cette obligation de partir même s’il ne le veut pas. Il s’en va. Avec « Dumbo », il nous entraine sur du ska-reggae. Vianney se compare à l’éléphat de Disney Dumbo « qui ne fait que voler ». Autant, il faut être clair, c’est par des circonvolutions que Vianney incite à l’amour propre. Aimez-vous pour aimer la vie en somme : « Qu’aime les hommes qui ne s’aiment pas ? », s’interroge-t-il. Avec « Tombe la neige », Vianney nous plonge dans ce qu’il fait le mieux, les jeux de mots, les doubles sens qui étaient présents dans son présent album « Idées blanches ». Ça nous rappelle « Labello ».

« Moi aimer toi » amène l’auditeur sur des rythme afro-caribéen, les trompettes et les guitares font que c’est à ce moment que l’on entre pleinement dans ce deuxième opus. Une langue primaire pour dire l’amour. « Si moi aimer toi, toi blesser moi. » Les chœurs ethniques renforcent le côté entrainant de la chanson. Avec sa chanson « Le fils à papa », Vianney veut se défendre, avec une début de chanson totalement ébouriffant, près d’une minute de a capella ou gentiment accompagné d’une guitare qui s’intensifie et qui est secondée par des cordes. Dans son texte, c’est une mise au point de ce qu’il n’est pas. « On m’a pas fait comme ça », avant de demander de « l’aide à l’aide à moi, on m’a pas fait comme ça ». La suie se fait plus érotique, les « veines bondées », le soir dans ces draps « un petit sein blanc » contre lui.

« J’m’en fous », c’est quand Vianney est tellement bien que peut importe ce qu’il arrive, il a été heureux et bien de vivre pour lui. Avec « Oublie-moi », il s’agit de deux chansons qui ne sont pas les plus indispensables de l’album. « Quand je serais père », entraine Vianney dans le questionnement de savoir ce qu’il va léguer à ses enfants, aux enfants… « La vie vaut de parce qu’on laisse à l’avenir. Quand je serais père mes chers enfant ne me demandait pas où est passé l’automne, puis l’hiver et le printemps ». Le chanteur constate le dérèglement climatique. « L’homme et l’âme » met en avant les jeux de mots.

« Et si l’âme est chère à l’homme
Souvent l’homme chérit la lame
Là où l’homme a mis la lame
L’âme a mis les voiles »
Avec son single « Le Galopin », Vianney fait un rappel de son premier album. Sur cet album, il y a moins de titres qui peuvent accrocher l’oreille que sur le précédent album. Moins de tubes pour les radios, l’album est irrégulier dans le sens où il captive uniquement sur les trois quart de l’album, ce qui est, avouons-le, déjà pas mal.

Ecrit par Nicolas D.

Nicolas est un journaliste qui écrit sur la musique pop, le r'n'b' et la variété française et internationale.